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Christine
Lapostolle, professeure d’histoire
de l’art à l’école des beaux-arts de Quimper
a publié l’été dernier au Seuil,
son 4e ouvrage, Nous arrivons.
Le premier, Grand large, publié en
1993 chez Lattès, fut très bien accueilli. Elle s’en souvient comme d'une
publication nécessaire.
Pourtant Christine Lapostolle ne se définit
pas comme écrivain et ne souhaite pas que son intérêt pour la littérature, son
désir d’écrire se bornent à l’ambition de publier, de parcourir en bonne
compagnie les salons encombrés de " la république des lettres ".
" Si j’assouvis autrement ce besoin d’écriture, je peux ne pas publier. La
littérature est pour moi un espace de liberté et de complicité ; je suis un
promeneur. Je note sans finalité et parfois ces notations résonnent les unes
avec les autres. Je suis lecteur avant d’être écrivain ".
Dans les
petites publications d’arts-pont, autre moyen d’assouvir son désir d’écrire
elle a écrit La rue du 14 juillet à Audierne, sorte de poème- regard sur
cette rue qui mène à la pointe du Raz ,
qui ressemble à tant d ‘autres et où elle montre ce que le piéton concentré sur
la côte ou l’automobiliste pressé d’arriver à la pointe du Raz :
l’abandon, les maisons déglinguées , les commerces fermés mais aussi les
habitants qui vivent là.
" Je suis dans la littérature, c'est mon univers
depuis l'enfance et j'ai la chance de pouvoir cheminer avec elle tout au long
de mes activités. Je me sens en accord avec nombre de recherches menées par les
jeunes plasticiens et je tente d'éveiller la curiosité des élèves pour d'autres
modes d'expression ou pour des écrivains actuels vers lesquels le public n'est
plus aujourd’hui accompagné. Je crois beaucoup à cette transmission chaleureuse
au sein de petits groupes, dans les bibliothèques par exemple. "
Nous
sommes à l'école des beaux-arts dans la bibliothèque justement ; à bâtons
rompus, nous regardons le monde.
Regarder le monde, regarder la mer, c’est toujours un
regard que nous propose Christine Lapostolle, le sien mais aussi celui des
autres. C. L a créé un blog où elle invite les gens à parler de leur travail ou
de l’activité qui occupe leur vie. Une autre façon de regarder , d’écouter les
autres.
" L’écriture comme un moyen de s’isoler de cette vie
si réelle, si prenante qui nous emporte dans son flux : le terrain d’en face.
On s’y installe et on regarde de l’autre côté l’évolution du chantier. "
Son dernier roman
« Nous arrivons », est un
enchevêtrement de personnages dont les vies, dans la mémoire de la narratrice
se superposent, coïncident, se suivent , se rejoignent ou pas.
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